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RÉFLEXION DE LA SEMAINE

Troisième dimanche de l'Avent (A)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
(11, 2-11
)


Quand la vie se donne, l'espérance veille
Aux racines de notre joie

   Chaque année, la mi-décembre ramène les grandes opérations de partage. Le désert de notre égocentrisme fleurit soudain. Nous voilà tout ragaillardis devant la mobilisation des vedettes et des artisans des journaux, de la radio, de la télévision. Les jeunes font leur part. Des associations, des clubs sociaux sont mis à contribution. Des groupes de femmes ont investi leurs loisirs à préparer des vêtements d'hiver. Des ponpiers retraités ont réparé des centaines de jouets... On charge des camions entiers de victuailles données par des passants anonymes. Dans certaines régions, les Sociétés Saint-Vincent-de-Paul se coordonnent avec d'autres instances pour augmenter leur efficacité. Dans la région de Québec, même l'armée se mobilise pour assurer le transport des dons recueillis.

   Ces efforts nous réjouissent, nous émeuvent, nous stimulent aussi dans nos propres préparatifs des Fêtes. Mais parfois, une question nous frôle les neurones. Cette joyeuse dépense d'énergie n'est-elle qu'un coup de vent ? Une goutte d'au diluée dans un océan de misère ? Une fois notre don ou notre cadeau confié à ces organisations, sommes-nous vraiment présents où les gens souffrent, luttent, retrouvent leur dignité ? Sommes-nous présents avec notre foi, notre espérance, notre patience ?

   Notre générosité n'existe-t-elle que le temps d'une bourrasque passagère ? Pour reprendre les mots de Jésus dans l'évangile, sommes-nous attirés par un roseau agité par le vent ? Au bord des petits cours d'eau qui sillonnent de temps à autre le désert en Judée, le roseau est un immense végétal qui pousse n'importe comment. Mise à part sa hauteur, cette herbe folle ne semble pas servir à grand-chose... Facilement agité par la moindre brise, le roseau plie dans le sens du vent, comme s'il n'avait pas d'identité propre. Est-ce le cas de notre implication dans les préparatifs du Temps des Fêtes ?

   Savons-nous pourquoi nous nous donnons tout ce trouble ? Qu'est-ce qui justifie qu'à ce moment précis de l'année tant de groupes et d'instances se mettent unanimement en action au profit des plus faibles ? Les droits des personnes, l'altruisme spontané ou l'humanisme le plus militant ne peuvent suffire à faire carburer un tel déploiement année après année!

   Et si toutes ces petites générosités, et si tous ces grands miracles trouvaient racine auprès de celui qui est célébré en cette saison de l'année chrétienne ? Bien des voix se font entendre, après la vague annuelle de générosité, pour dénigrer la valeur religieuse de Noël. Ces propos des rabat-joie font écho à la question posée à Jean Baptiste : Devons-nous en attendre un autre ? Nous savons quelle est la profondeur du don de Dieu révélée dans l'enfant de la crèche. Désormais, nous répondrons : Non, nous n'en attendrons pas un autre.


Alain Faucher, prêtre
Le Feuillet Paroissial



Objectif-vie de la semaine

Je chercherai un moyen simple de procurer de la joie à une personne handicapée ou à quelqu'un de mon entourage vivant des difficultés.

À travers tout ce qui se passe dans ma communauté chrétienne à l'approche des Fêtes, j'essaierai d'identfier les actions qui témoignent vraiment de la présence de celui dont nous préparons la venue.

Extraits du Prions en Église


BONNE SEMAINE À TOUS!

Mise à jour le 13 décembre 2007.


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